Pour ou contre la vaccination ?

Nous vous avons déjà parlé de l’utilité des opératrices virtuelles en cas de pandémie ou d’alerte plan blanc (comment face à l’arrivée massive de malades dans un hôpital, elles gèrent des taches automatiques pour laisser le personnel s’occuper exclusivement des patients). Aujourd’hui est lancée la campagne de vaccination contre la grippe A. Une solution efficace tant pour combattre un virus potentiellement mortel, que pour enrayer les risques de dysfonctionnements économiques et sociaux.

Et pourtant… Le virus A(H1N1) a mauvaise presse et agace plus qu’il n’inquiète. Vaccin grippe A De l’avis d’un médecin : "Le vaccin est aujourd'hui la seule solution efficace pour protéger les personnes fragiles, le reste, c'est de la philosophie. Pour elles, l'intérêt est vraiment médical. Pour les autres, il est plus économique. Le vaccin limitera la progression de la pandémie, mais surtout la désorganisation sociale dans les entreprises, les collectivités, les écoles. Un vaccin coûte moins cher que des arrêts maladie. En dehors des indications médicales, chacun doit prendre ses responsabilités et juger s'il doit se vacciner ou pas."»

Alors pour ou contre la vaccination ? Si l’académie de médecine est pour, un sondage Ipsos réalisé en septembre pour Le Quotidien du médecin indiquait qu'à peine plus de la moitié des médecins libéraux sont prêts à se faire vacciner. De plus, selon diverses sources, 60 à 65 % des Français n'ont pas l'intention de se faire vacciner contre la grippe A(H1N1).

Triste constat car "si on a un pic épidémique important, s'il n'y a pas de soignants, des malades mourront", prévient le virologue Bruno Lina.